Comment tester ses masques chirurgicaux ?

Pour être mis sur le marché, des masques chirurgicaux de protection contre le Covid-19 doivent répondre à des exigences en termes de respirabilité et de filtration. Bien plus efficaces que les masques en tissu, les masques de protection respiratoire en polypropylène constituent la meilleure arme pour éviter une contamination au coronavirus. Il est cependant nécessaire de savoir décrypter les normes et certifications présentes sur l’emballage d’une boîte de masques pour savoir si le produit correspond bien aux attentes du consommateur.

Comment savoir si son masque est efficace ?

Aujourd’hui on trouve des masques partout. Lors de l’achat, les certifications sont le seul moyen de s’y retrouver pour le consommateur. Le logo CE et la norme EN 14683, la seule à laquelle on peut se référer en Europe, sont les indices auxquels se référer pour savoir si un masque 3 plis est conforme. La notice peut parfois porter à confusion et rendre difficile l’analyse du produit acheté, notamment lorsqu’elle est écrite en chinoise. Le consommateur doit donc se fier principalement à la norme EN 14683 qui définit la capacité de filtration, la résistance à la pénétration des particules ainsi que la résistance au passage de l’air (confort à la respiration). NF EN 14683 spécifie également les exigences de fabrication, de conception et de performance. Concernant les masques FFP2, la norme à respecter est la NF EN149:2001.

À l’oeil nu il est impossible de savoir la qualité du masque que l’on porte, tous se ressemblent au niveau visuel, la différence se fait niveau performance. Seuls les tests en laboratoire permettent de s’assurer de la conformité d’un masque et d’analyser sa qualité. La responsabilité de s’assurer de la conformité du masque incombe à l’importateur ou au revendeur. Il existe trois niveaux de filtration :

  • La catégorie 1 filtre 95% des particules émises à la respiration
  • Le niveau 2 filtre plus de 98% des gouttelettes, aérosols, poussières…
  • Le niveau IIR est le plus haut de la norme, il possède une performance de filtration supérieure à 98% et il est résistant au fluide, il retient par-exemple l’éternuement.

La certification est complexe, mais elle s’est déjà montrée défaillante. Le seul moyen de s’assurer de la fiabilité d’un masque de protection chirurgical est de le retester.

Comment tester un masque chirurgical ?

Réaliser un test de fiabilité reste le meilleur moyen de s’assurer de la qualité d’un masque de protection et qu’il réponde aux exigences légales. Un test permet d’éprouver l’étanchéité aux éléments extérieurs, ce qui permet notamment de se rendre compte de la différence qualitative entre un masque en tissu perméable et un masque chirurgical à haute qualité de filtration à travers lequel rien ne passe. Il faut également réaliser une simulation de projection d’aérosol vers l’extérieur pour mesurer la qualité de la filtration du masque. Le test s’oriente sur 3 critères principaux : la perméabilité à l’air du masque, la filtration des particules de 1µm et la résistance aux éclaboussures.

Les masques en tissu échouent tous aux tests, le constat est accablant. Certains masques chirurgicaux ont quant à eux déjà été retirés du marché à la suite d’une batterie de tests.

En France, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) est chargée de la délivrance d’autorisation pour la mise sur le marché d’un masque de protection chirurgical conforme. La Direction Générale du Travail (DGT) est quant à elle chargée de la surveillance du marché. L’État veille à la conformité des masques et au respect de la note interministérielle du 29 mars 2020, mise à jour le 28 janvier 2021. Il existe six organismes qui permettent de tester des masques chirurgicaux en France :

  • le centre CERTAM
  • l’Institut Français du Textile et de l’Habillement IFTH
  • Eurofins
  • le Laboratoire National de métrologie et d’Essais LNE
  • le Pôle Textile Alsace (PTA)
  • le SGS

 Ce qu’il faut retenir

 
  • Le certificat CE et la norme EN14683 attestent de la conformité d’un masque chirurgical de protection.
  • Pour les masques FFP2, la norme à respecter est NF EN149:2001.
  • Les masques sont testés avant mise sur le marché.
  • Il est possible de faire tester son masque auprès de six laboratoires en France.

Le port du masque de protection fait parti des gestes barrières à respecter pour limiter la propagation du virus Covid-19 avec le respect de la distanciation sociale et la désinfection régulière des mains à l’aide de gel hydroalcoolique antibactérien.

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