Nos conseils pour mieux supporter le masque au travail

De nombreux professionnels sont amenés à porter un masque de protection au quotidien. Depuis le début de la pandémie liée au coronavirus, quasiment toutes les professions sont désormais concernées. Le port prolongé d’un masque chirurgical ou d’un masque de protection respiratoire peut être éprouvant. Buée sur les lunettes, douleurs derrière les oreilles, démangeaisons et irritations, maux de tête… Découvrez nos conseils pour mieux tolérer le vôtre quand vous devez le porter toute la journée.

masque de chantier

Comment éviter la buée sur les lunettes avec le masque ?

C’est bien la question que se posent toutes les personnes qui portent des lunettes. La première chose à faire est de choisir un masque avec une barrette nasale et de l’ajuster correctement. Prenez le temps de bien plaquer la barrette le long des ailes du nez. Positionnez ensuite les lunettes par dessus, légèrement en avant. Cela devrait déjà réduire considérablement la formation de buée quand vous respirez.

En complément, vous pouvez laver vos verres à l’eau et savon (si vos montures le permettent bien sûr), laissez-les sécher à l’air libre ou essuyez avec un chiffon doux. Le savon dépose une pellicule qui empêche la formation de buée.

Cette astuce fonctionne également avec du savon sec ou de la mousse à raser : frottez le savon ou la mousse sur les deux faces des verres, puis essuyez avec un chiffon doux pour ôter toutes les traces de produit.

Il existe aussi des sprays spéciaux « anti-buée », qu’il suffit de pulvériser sur les verres et d’essuyer.

De nombreuses autres astuces ont également fleuri ces derniers mois sur Internet, relayées par des professionnels eux-mêmes gênés au quotidien :

  • pinces spéciales à positionner sur le nez ;
  • sparadrap ou pansement collé en haut du masque ;
  • mouchoir en papier disposé à l’intérieur du masque  ;
  • etc.

 A vous de tester laquelle vous convient le mieux.

Port du masque et mal de tête

Beaucoup de personnes déclarent ressentir des maux de tête après avoir porté un masque plusieurs heures d’affilée. Il s’agirait même de l’un des effets secondaires les plus rapportés. Un article publié en juin 2020 (dont le résumé est disponible sur ClinMed International Library) évoque ce problème. L’étude a suivi 343 soignants américains qui portaient un masque de protection respiratoire FFP2. Après plusieurs heures, ces douleurs étaient les effets secondaires les plus fréquents.

Cependant, cette étude ne prouve pas un lien de cause à effet entre les maux de tête et le port prolongé des FFP2. Les masques en eux-mêmes sont-ils responsables ? Rien n’est moins sûr. Avez-vous remarqué que, quand vous portez un masque toute la journée, vous vous hydratez moins que d’habitude ? Il est très contraignant de devoir l’enlever à chaque fois que l’on veut boire une gorgée. Pourtant, la déshydratation est connue pour déclencher des maux de tête. Donc pour les limiter, rien de plus simple : buvez au moins 1,5 litre d’eau tout au long de la journée.

Chez les personnes qui travaillent beaucoup sur ordinateur, un autre facteur est à prendre en compte. Pour beaucoup d’entre nous, les écrans fatiguent les yeux et les lunettes de vue aident à les soulager. Quand il faut porter un masque respiratoire en plus toute la journée, le réflexe de mettre ces lunettes se perd un peu. La fatigue oculaire pouvant causer des maux de tête, veillez à bien porter vos lunettes si vous êtes concerné. Elles vous gênent à cause de la buée ? Vous avez tous les conseils plus haut dans cet article pour y remédier.

Les élastiques qui font mal aux oreilles

Si les élastiques de vos masques provoquent des douleurs derrière les oreilles, c’est peut-être qu’ils sont trop petits. Cela vaut surtout pour les masques en tissu, dont la taille peut varier d’un modèle à l’autre. Dans le cas de masques chirurgicaux, FFP2 ou FFP3, il est moins fréquent que les élastiques blessent les oreilles. Mais cela peut arriver, surtout aux personnes qui ne sont pas habituées à les porter.

Sachez déjà qu’il existe des masques chirurgicaux à lanières qui se nouent derrière la tête. Ces modèles sont donc une bonne alternative aux masques chirurgicaux de type II à élastiques.

Plusieurs astuces existent pour éviter que les élastiques ne reposent sur les oreilles. Des entreprises ont développé des « attache-masques », sortes de crochets plats qui se positionnent derrière la tête et retiennent les élastiques entre eux.

Encore une fois, Internet a su faire preuve d’imagination. Vous trouverez facilement des tutoriels pour adapter cette astuce sans acheter quoi que ce soit, avec des accessoires de tous les jours. Vous pouvez par exemple utiliser un trombone ou une barrette pour les cheveux.

Attention toutefois, il faut que le masque reste bien ajusté sur votre visage. Les adaptations que vous y apportez ne doivent pas créer d’espace, au niveau du nez, des joues ou du menton. Si c’est le cas, votre masque n’est plus du tout protecteur.

Des difficultés à respirer

Ces plaintes sont fréquentes chez les travailleurs devant désormais porter un masque, qui n’avaient pas cette habitude avant.

Rassurez-vous déjà sur la qualité de l’air que vous respirer. Le fait de porter un masque ne vous fait pas respirer moins d’02 et plus de CO2, comme on peut l’entendre parfois. Ces accusations ne sont pas fondées, comme l’a même rappelé l’OMS. Le masque n’étant pas un circuit clos, il laisse circuler l’oxygène (les atomes d’oxygène sont infiniment plus petits que les particules filtrées par les masques).

Si vous ressentez une oppression en portant un masque :

  • Essayez de respirer lentement et amplement. Le souffle court et rapide augmente la sensation d’étouffement.
  • Faites des pauses régulièrement et aérez-vous.
  • Sortez dans un endroit où vous pouvez ôter votre masque sans danger pour vous ni pour les autres.
  • Prenez le temps de prendre de profondes inspirations.

Enfin, sachez que plus les capacités filtrantes d’un masque sont importantes, plus la résistance respiratoire est grande. Il est plus difficile de respirer avec un masque FFP3 qu’avec un masque chirurgical par exemple. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des FFP3 disposent d’une valve pour faciliter la respiration.

A moins que vous n’ayez un besoin identifié de protection respiratoire élevé lié à vos conditions de travail (personnel soignant, industriels…), il est inutile d’utiliser des masques de type FFP. Prenez des masques de type chirurgical, ils vous permettront de respirer sans difficultés.

masque hôpital

Les problèmes de peau liés au masque

Porter un masque toute la journée sur la peau du visage peut causer des désagréments : irritations, rougeurs, acné, démangeaisons, sécheresse

Ces soucis sont favorisés également par une erreur que beaucoup d’entre nous commettons avec nos masques, qui est de les toucher et de les réajuster fréquemment. Lavez-vous bien les mains avant de mettre votre masque, les bactéries pouvant favoriser l’acné. Evitez ensuite autant que possible de vous toucher le visage une fois qu’il est mis et changez-le régulièrement (toutes les 4 heures).

Si vous ressentez des démangeaisons ou des irritations, surveillez la composition des masques que vous portez. Il existe par exemple des masques chirurgicaux sans latex, qui diminuent fortement les risques d’allergies. Les masques colorés peuvent aussi contenir plus de composants irritants, préférez les masques de couleur neutre ou pâle.

Enfin, vous ne pouvez pas attendre de miracle si vous n’appliquez pas quelques conseils cosmétiques. Nettoyez et hydratez votre peau avec des produits adaptés, matin et soir, quand vous portez un masque dans la journée. Des crèmes spéciales pour peaux sensibles et réactives sont ici particulièrement indiquées.

Port du masque et fortes chaleurs

Les spécialistes du BTP qui travaillent en extérieur connaissent ce problème tous les étés. Porter un masque de protection respiratoire pendant des fortes chaleurs rajoute à la pénibilité. Il est malheureusement souvent impossible de s’en passer, pour des questions de sécurité. Ce problème touche aussi de nombreux autres secteurs professionnels.

Préférez les masques de couleur claire quand il fait chaud. Il est possible désormais d’acheter un masque FFP2 noir ou un masque chirurgical noir, mais cette couleur retient la chaleur.

Respirez par le nez plutôt que par la bouche, si vous le pouvez. Expirer par la bouche a tendance à provoquer plus de condensation et d’humidité, ce qui augmente l’inconfort quand les températures grimpent en flèche.

Il n’existe pas de solution miracle pour mieux supporter un masque quand il fait chaud, d’autant plus que cet accessoire est souvent associé à d’autres équipement de protection comme une combinaison, des lunettes… Voici tout de même quelques conseils généraux :

  • Changez régulièrement de masque, dès qu’il est humide.
  • Faites des pauses.
  • Hydratez-vous correctement. 
  • Autant que possible, recherchez un peu de fraîcheur (ventilateur, climatisation, ombre…).
  • Adaptez éventuellement vos horaires pour ne pas travailler aux heures les plus chaudes de la journée.

 Ce qu’il faut retenir

 
  • Que ce soit avec un masque de protection respiratoire ou un masque chirurgical, le port prolongé pendant une journée de travail peut causer des désagréments.
  • Certaines personnes rapportent des maux de tête, des difficultés à respirer, des problèmes de peau… 
  • Le port du masque pose aussi des problèmes quand on porte des lunettes, en raison de la formation de buée.
  • De nombreuses astuces existent pour faciliter le port du masque. Testez celles qui vous conviennent le mieux parmi toutes celles que nous vous avons proposées.
  • Veillez toujours à respecter les recommandations du fabricant selon le type de masque que vous portez, pour assurer un bon niveau de protection.

Quels que soient les soucis que vous rencontrez avec le port du masque au quotidien, veillez à préserver son intégrité. Il ne faut surtout pas que vous y apportiez des modifications qui diminueraient son pouvoir de protection. Aussi difficile que soit le port du masque pendant toute une journée de travail, il joue un rôle essentiel pour vous protéger et/ou pour protéger les autres autour de vous, surtout en période de Covid.

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