Taux d'alcool jeune conducteur : tout ce qu'il faut savoir !

Selon l’ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière), près de 3000 Français ont perdu la vie sur la route en 2021. L’alcool est à lui seul responsable de 30% de la mortalité routière. Même à petites doses, il a en effet une incidence sur le cerveau. C’est pourquoi, en 2015, la réglementation s’est durcie pour les jeunes conducteurs avec un seuil d’alcoolémie toléré plus bas.
Quel est le taux d’alcool autorisé pour les personnes en permis probatoire ? Quel éthylotest privilégier pour les jeunes conducteurs ? Le détail dans cet article.

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Une réglementation plus stricte que pour les conducteurs confirmés

Alors que la limite pour les conducteurs confirmés s’élève à 0,5 g d’alcool par litre de sang, c’est la tolérance zéro qui s’applique pour les jeunes conducteurs et ceux en conduite accompagnée. En effet, le taux est fixé à 0,2 g d’alcool par litre de sang. Un verre de vin ou de bière faisant grimper le taux d’alcool de 0,15 g à 0,30 g (selon la corpulence), cela correspond ainsi pour la plupart des personnes en permis probatoire à moins d’un verre d’alcool.
Cette réglementation a été renforcée en 2015 afin de faire baisser les chiffres de la mortalité routière. Cette limite stricte impose donc désormais de ne pas boire avant de prendre le volant.

Vous vous demandez peut-être pourquoi le seuil s’établit à 0,2 g plutôt qu’à 0 g ? Sachez que cela prévoit une marge due à un médicament ou à un aliment comprenant de l’alcool mais aussi à la marge d’erreur de la mesure de la concentration par l’éthylotest.
À présent, quels sont les risques encourus en cas de non respect du seuil d’alcoolémie ? Vous vous exposez aux sanctions suivantes : tout d’abord, un retrait de 6 points sur le permis de conduire, soit la totalité des points du permis probatoire. Toute personne en tort devra ainsi repasser l’examen du permis de conduire. Ensuite, le paiement d’une amende forfaitaire de 135€. Et enfin, l’immobilisation du véhicule.

Des éthylotests spécialement conçus pour les jeunes conducteurs

Afin de conserver son capital de points, il convient de strictement respecter le taux d’alcool autorisé chez un jeune conducteur.
Pour ce faire, munissez-vous d’un alcootest adapté, c’est-à-dire d’un éthylotest jeune conducteur. Vous avez consommé une boisson alcoolisée plusieurs heures avant de prendre le volant ? Vous avez bu une faible quantité d’alcool ? En cas de doute, contrôlez votre taux d’alcool dans le sang.
Deux modèles d’alcootests pour permis probatoire existent sur le marché : le ballon et le chimique. Voici leur fonctionnement respectif :

L’éthylotest chimique jeune conducteur :

  • Tenez l’éthylotest dans votre main fermée pendant 30 secondes.
  • Pressez sur les deux embouts blancs pour perforer les membranes en aluminium.
  • Placez les lèvres à l’endroit et dans le sens indiqués. Inspirez profondément et soufflez lentement et de manière ininterrompue.
  • Analysez ensuite le résultat en fonction du code couleur indiqué sur le produit.

L’éthylotest ballon jeune conducteur :

  • Enfoncez les perforateurs des deux extrémités jusqu’à masquer les pointillés.
  • Soufflez pour gonfler le ballon.
  • Insérez le tube dans l’embout du ballon.
  • Dégonfler entièrement le ballon avant de retirer le tube.
  • Prenez le tube dans la main entre 1 et 3 minutes (selon les indications du mode d’emploi). Constatez la couleur des cristaux et référez-vous à la notice pour analyser le résultat.
Ces modèles d’alcootest sont tous deux simples à utiliser, affichent rapidement le résultat et sont facilement lisibles. En revanche, ils ne permettent pas de connaître de manière précise le taux d’alcool du jeune conducteur. Pour posséder cette information, il faut alors se tourner vers un alcootest électronique.

Réglementation alcool jeune conducteur : les bonnes pratiques

Jeunes conducteurs, pour adopter une conduite responsable, veillez à respecter les points suivants :

  • Avoir toujours un éthylotest dans sa voiture : si, en France, posséder un alcootest dans sa voiture n’est pas obligatoire, cela est toutefois vivement recommandé. Ce matériel de diagnostic médical présente un double avantage : son bas prix et sa taille compacte qui se glisse sans problème dans la boîte à gants ou dans une portière.

  • Désigner un Sam : cela fait plusieurs années que la Sécurité Routière nous familiarise avec lui. Sam, c’est le conducteur désigné, celui qui conduit, donc qui ne boit pas. Vous prévoyez une soirée avec des amis ? Avant de sortir, choisissez votre Sam pour rentrer en toute sécurité !

 Ce qu’il faut retenir

  • En France, l’alcool est responsable de 30% des accidents de la route mortels.
  • Le taux d’alcool autorisé au volant pour une personne en permis probatoire est moindre que pour un conducteur confirmé.
  • Les conducteurs en permis probatoire doivent respecter le seuil de 0,2g d’alcool par litre de sang.
  • Les sanctions en cas de non respect vont du retrait de la totalité des points à une amende de 135€ et à l’immobilisation du véhicule.
  • Cette limite requiert de boire 0 verre d’alcool avant de prendre le volant.
  • Il existe 2 modèles d’éthylotests : le chimique et le ballon.
  • Il est conseillé aux jeunes conducteurs de toujours posséder un alcootest dans sa voiture et de désigner un Sam avant de sortir en soirée.
Conclusion : pour conduire de manière sécurisée et conserver votre capital de points, adoptez une conduite responsable et respectueuse du Code de la Route. Chez les jeunes conducteurs, l’alcool au volant, c’est tolérance zéro ! En cas de doute, équipez-vous d’un éthylotest spécial jeune conducteur pour contrôler votre taux d’alcoolémie.
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