Mesures d’hygiène post-pandémie : ce qui perdure pour protéger la santé des salariés en entreprise

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Après la pandémie, plusieurs réflexes d’hygiène s’installent dans la durée : distributeurs de gel accessibles, nettoyage des points de contact, aération/ventilation suivie au CO₂ et rappels visuels. Côté cadre, l’employeur met à jour le DUERP, forme et informe, et prévoit des mesures souples (télétravail en pic épidémique, protocoles adaptés aux zones sensibles). L’objectif : une prévention sanitaire pragmatique, visible et partagée qui protège les équipes sans alourdir le quotidien.

Sommaire

    Tags : Masques

    Ce que dit la loi

    La réglementation française impose aux employeurs d’assurer la sécurité et de protéger la santé de leurs salariés. Le Code du travail (articles L4121-1 à L4121-5) stipule notamment que l’employeur doit « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » . Pour ce faire, il doit mettre en place des actions de prévention, de formation et d’information, et évaluer régulièrement les risques professionnels présents dans l’entreprise. Cette évaluation des risques est formalisée dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), dont l’élaboration et la mise à jour sont obligatoires dès le premier salarié . En cas de manquement à ces obligations, la responsabilité civile et pénale de l’employeur peut être engagée.

    Pendant la crise du Covid-19, des protocoles sanitaires spécifiques ont été déployés en entreprise. Même si ces mesures exceptionnelles ont depuis été assouplies, certaines bonnes pratiques ont vocation à perdurer afin de continuer à protéger la santé des travailleurs. Conformément aux principes généraux de prévention, de nombreuses entreprises ont ainsi maintenu ou adopté des mesures d’hygiène inspirées de la pandémie. Par exemple, les protocoles de nettoyage des surfaces fréquemment touchées ont été renforcés et la mise à disposition de gel hydroalcoolique est devenue quasi systématique, tout comme l’attention portée à la ventilation des locaux . Ces habitudes – nettoyage régulier, désinfection des points de contact, aération accrue – tendent à rester en place car elles contribuent à un environnement de travail sain sans pour autant entraver l’activité de l’entreprise.

    Mes premières actions à mettre en place

    Un flacon de gel hydroalcoolique à disposition sur un bureau favorise l’hygiène des mains au quotidien.

    Pour prolonger les enseignements de la pandémie et se conformer aux obligations légales, l’employeur peut engager sans tarder plusieurs actions concrètes :

    • Réaliser un audit des pratiques actuelles et des risques sanitaires : Il s’agit de faire le point sur les mesures d’hygiène déjà en place (nettoyage, désinfection, etc.) et d’actualiser l’évaluation des risques professionnels en incluant le risque infectieux (par exemple le risque Covid-19) . Cette mise à jour du DUERP, réalisée avec le concours des salariés et du CSE, permettra d’identifier les points d’amélioration.

    • Maintenir des distributeurs de gel hydroalcoolique accessibles : Assurez-vous que du gel désinfectant pour les mains est disponible aux endroits stratégiques (entrées, salles de réunion, espaces de pause, etc.) et régulièrement approvisionné. Les autorités recommandent d’ailleurs la mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les établissements recevant du public , tant cette mesure est simple à mettre en œuvre et efficace pour tous.

    • Installer des affichages rappelant les consignes d’hygiène : Des posters ou pictogrammes bien visibles peuvent rappeler aux salariés et visiteurs les gestes barrières et règles d’hygiène de base (par exemple, se laver les mains fréquemment, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs jetables…). La diffusion de ces recommandations par voie d’affichage fait partie des mesures préconisées par les autorités sanitaires post-Covid .

    • Améliorer l’aération et la ventilation des locaux : Une bonne ventilation réduit fortement les risques de transmission aéroportée. Il convient d’aérer régulièrement les espaces de travail en ouvrant les fenêtres (aération naturelle) ou de vérifier le bon fonctionnement de la ventilation mécanique (VMC) si elle existe, notamment dans les salles de réunion et espaces confinés. Les recommandations post-pandémie insistent sur l’aération des locaux par une ventilation naturelle ou mécanique efficace, complétée idéalement par la mesure du taux de CO₂ pour s’assurer de la qualité de l’air . Un taux de CO₂ modéré indique un air renouvelé ; à l’inverse, une concentration élevée en CO₂ alerte sur le besoin d’aérer davantage .

    • Renforcer les rappels d’hygiène de base au quotidien : Il est utile de sensibiliser à nouveau l’ensemble du personnel sur les règles d’hygiène essentielles. Cela inclut le lavage régulier des mains (à l’eau et savon ou au gel hydroalcoolique), surtout avant/après les repas et en arrivant sur le lieu de travail . De même, on veillera à la propreté des postes de travail partagés : par exemple, nettoyer le clavier, le téléphone ou le poste de travail après utilisation par plusieurs personnes. Ces gestes simples participent grandement à prévenir la propagation des microbes au bureau.

    Pour aller plus loin

    Après avoir mis en place les bases, les entreprises peuvent intégrer l’hygiène post-pandémique dans une stratégie de prévention plus globale. Quelques pistes pour aller plus loin :

    • Intégrer l’hygiène dans les formations sécurité : Les sessions de formation Santé-Sécurité au Travail devraient comporter un module sur les bonnes pratiques d’hygiène et la prévention des infections. Les salariés, y compris les nouveaux entrants, doivent être formés aux gestes barrières, au nettoyage de leur environnement de travail et à l’utilisation correcte des équipements d’hygiène. Une formation spécifique aux risques biologiques (type Covid-19) peut par exemple être proposée aux référents sécurité ou au personnel concerné , afin de diffuser la culture de l’hygiène à tous les niveaux.

    • Mettre à jour le DUERP en incluant les risques sanitaires : Il est indispensable de tenir à jour le Document Unique en y intégrant les risques liés aux maladies infectieuses (grippe saisonnière, Covid-19, etc.) et en prévoyant des mesures de prévention correspondantes. Cette actualisation doit recenser non seulement le risque de contagion en lui-même, mais aussi les risques induits (par exemple, stress lié à une épidémie, impact du port prolongé de masques, etc.) . Envisagez également d’y annexer un plan d’action ou un protocole sanitaire interne prêt à déployer en cas de nouvelle crise sanitaire.

    • Adapter les politiques de télétravail : Le recours forcé au télétravail pendant la pandémie a prouvé son efficacité pour limiter les contacts et assurer la continuité d’activité. Il est judicieux d’adapter la politique de télétravail de l’entreprise en tirant les enseignements de la crise . Concrètement, cela peut signifier maintenir une part de télétravail hebdomadaire pour les postes éligibles, autoriser le travail à distance lorsqu’un salarié est symptomatique (pour éviter de contaminer ses collègues) ou encore formaliser dans un accord les conditions du télétravail en cas de pic épidémique. Cette flexibilité contribuera à la fois à la prévention sanitaire et à l’amélioration de la qualité de vie au travail.

    • Évaluer et suivre la qualité de l’air intérieur : Au-delà de l’aération quotidienne, il peut être utile d’investir dans des outils de mesure de la qualité de l’air (détecteurs de CO₂, hygromètres, etc.). Par exemple, un capteur de CO₂ permet de surveiller le confinement de l’air dans une pièce en temps réel – un taux de CO₂ élevé signale un renouvellement d’air insuffisant . Suivre ces indicateurs dans les open-spaces, salles de réunion ou locaux sans fenêtres aide à ajuster la ventilation (ou à installer des purificateurs d’air si besoin). Un air de bonne qualité au travail prévient non seulement les infections, mais améliore aussi le confort et la concentration des salariés.

    • Renforcer les protocoles de désinfection dans les environnements sensibles : Enfin, identifiez les zones à risque ou sensibles de votre activité pour y appliquer des mesures d’hygiène renforcées de façon pérenne. Il peut s’agir, par exemple, des espaces très fréquentés (accueil du public, cafétéria, sanitaires), des secteurs où travaillent des personnes fragiles, ou encore d’environnements médicaux/paramédicaux au sein de l’entreprise. Dans ces zones, maintenir des protocoles de nettoyage/désinfection renforcés est vivement conseillé : nettoyages plus fréquents, désinfection minutieuse des surfaces de contact, procédures de bio-nettoyage spécifiques, etc. On sait que le respect de strictes règles d’hygiène, associé à une organisation du travail adaptée, permet de limiter le risque épidémique au sein de l’entreprise . Il convient donc d’appliquer un niveau d’hygiène proportionné aux risques de chaque poste ou local : ni excès inutile, ni laxisme. Cette approche ciblée garantit la sécurité sanitaire sans surcharger inutilement l’entreprise.

    Chez MediSafe on en pense quoi

    MediSafe, en tant qu’acteur de la prévention en entreprise, prône une hygiène quotidienne raisonnée, c’est-à-dire adaptée au secteur d’activité et déployée de manière accessible et efficace pour tous. L’idée n’est pas de contraindre à des mesures extravagantes, mais d’ancrer des gestes simples dans le quotidien. « En adoptant ces gestes simples, vous participez au maintien d’un environnement sain et préservez la confiance de chacun dans vos protocoles d’hygiène » rappelle ainsi MediSafe dans son guide . Autrement dit, il s’agit de trouver un équilibre : instaurer une routine d’hygiène robuste sans excès, que chacun peut suivre aisément et comprendre.

    Concrètement, MediSafe recommande d’équiper sobrement mais durablement les espaces communs de travail. Cela signifie, par exemple, installer des distributeurs de savon et de gel hydroalcoolique pérennes (fixes ou automatiques) dans les sanitaires et entrées, prévoir des poubelles à pédale pour les déchets contaminés, mettre à disposition des lingettes désinfectantes près des postes partagés, ou encore afficher de petites rappels visuels des bons gestes (pictogrammes de lavage des mains, etc.). L’objectif est de créer un environnement où l’hygiène fait partie intégrante du décor et des habitudes, sans effort démesuré. Une fois ces éléments en place, ils se fondent dans le quotidien des salariés : tout le monde voit le gel à l’entrée, tout le monde sait qu’il y a un chiffon pour nettoyer la table de réunion, etc. Cette visibilité des mesures encourage naturellement chacun à y adhérer. En somme, pour MediSafe, la clé est d’intégrer une hygiène saine et raisonnée dans la culture d’entreprise, afin de protéger durablement la santé de tous avec simplicité et bon sens.

    Ce qu’il faut retenir

    • Obligation légale et devoir de prévention : La protection de la santé des salariés est une obligation fondamentale de l’employeur. Après la pandémie, celle-ci inclut la vigilance sur le risque infectieux au travail, en maintenant des mesures d’hygiène et de sécurité adaptées (Code du travail L4121-1 et suivants).

    • Les bonnes pratiques d’hygiène perdurent : Nombre de mesures issues des protocoles Covid-19 sont appelées à rester en entreprise. Le nettoyage régulier des surfaces, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, l’aération fréquente des locaux ou la diffusion de consignes d’hygiène par affichage font désormais partie des standards de prévention pour limiter la propagation des maladies.

    • Mise en œuvre concrète au quotidien : Pour agir efficacement, il faut commencer par un état des lieux et une actualisation du DUERP. Ensuite, on déploie des actions simples mais impactantes : approvisionner les distributeurs de gel, rappeler les gestes barrières de base (mains propres, postes partagés désinfectés…), veiller à la ventilation. Ces premières mesures sont peu contraignantes et protègent durablement la santé collective.

    • Vers une stratégie pérenne : À plus long terme, intégrer l’hygiène dans la politique SST de l’entreprise est un investissement payant. Formations incluant l’hygiène, procédures de télétravail en cas d’épidémie, suivi de la qualité de l’air intérieur, protocoles de nettoyage renforcés dans les zones sensibles – autant d’initiatives qui institutionnalisent une culture de prévention sanitaire. L’hygiène post-pandémie n’est pas un dispositif temporaire, c’est un acquis durable pour le bien-être et la sécurité de tous.

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